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Addis-Abeba 2026/ Les Chefs d’Etats appellent à une réforme urgente de l’architecture sanitaire mondiale

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Addis-Abeba 2026/ Les Chefs d’Etats appellent à une réforme urgente de l’architecture sanitaire mondiale

Addis-Abeba 2026/ Les Chefs d’Etats appellent à une réforme urgente de l’architecture sanitaire mondiale

  • Jean Marie Meyo
  • 2 mars 2026
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Addis-Abeba 2026/ Les Chefs d’Etats appellent à une réforme urgente de l’architecture sanitaire mondiale

 En marge de la 39e Assemblée de l’Union africaine à Addis-Abeba, le 14 Février dernier, des chefs d’État et de gouvernement ainsi que des dirigeants d’institutions régionales et internationales se sont réunis au siège des Africa CDC pour un dialogue de haut niveau consacré à la réforme de l’écosystème sanitaire mondial.

Convoquée par la République d’Afrique du Sud et la République du Ghana, cette rencontre stratégique visait à renforcer la coopération multilatérale face aux défis sanitaires croissants. Les participants ont souligné que le monde traverse une période marquée par une baisse du financement international de la santé, l’intensification des impacts climatiques, la recrudescence des conflits et l’aggravation du fardeau des maladies.

Un contexte mondial sous pression

Les dirigeants ont rappelé que les menaces sanitaires ignorent les frontières. Ils ont insisté sur la nécessité de systèmes de santé résilients pour garantir la stabilité économique, la sécurité humaine et le développement durable. La fragmentation des initiatives mondiales de santé et la diminution de l’aide publique au développement sanitaire ont été identifiées comme des risques majeurs pour les progrès accomplis ces dernières décennies.

Réformer l’architecture sanitaire mondiale

Les discussions ont mis en avant l’importance d’une réforme profonde de l’architecture sanitaire mondiale, en cohérence avec la transformation plus large du système multilatéral. Le rôle central de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a été réaffirmé, notamment en tant qu’agence normative et de coordination en matière de santé publique internationale.

Les États participants ont plaidé pour une meilleure harmonisation des financements et un alignement accru sur les priorités nationales. Selon eux, les gouvernements doivent exercer un leadership clair, soutenus par des partenaires internationaux engagés de manière prévisible et complémentaire.

Souveraineté nationale et responsabilité partagée

Au cœur des engagements figure le principe de souveraineté responsable des pays, combiné à une responsabilité collective dans la gestion des biens publics mondiaux liés à la santé. La prévention, la préparation et la réponse aux pandémies ont été identifiées comme des priorités stratégiques.

Les dirigeants ont également insisté sur le renforcement des systèmes de santé intégrés, la promotion de la couverture sanitaire universelle et la consolidation des soins de santé primaires comme fondement d’un développement sanitaire durable.

Un multilatéralisme renforcé

Dans un contexte mondial de plus en plus interconnecté, les participants ont réaffirmé leur attachement à un multilatéralisme fondé sur des règles. Ils ont souligné le rôle clé des institutions régionales telles que l’Organisation panaméricaine de la santé et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies dans la consolidation de la coopération sanitaire.

Vers des réformes concrètes

Les signataires se sont engagés à poursuivre un dialogue politique ouvert et inclusif, notamment en préparation de forums internationaux majeurs comme l’Assemblée mondiale de la santé, le G7 et l’Assemblée générale des Nations Unies.

Adoptée à Addis-Abeba le 14 février 2026 par les ministres de la Santé de l’Union africaine et plusieurs chefs d’État, cette déclaration marque une étape importante vers un système de santé mondial plus équitable, cohérent et résilient face aux crises actuelles et futures.

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