Addis-Abeba 2026/ Les Chefs d’Etats appellent à une réforme urgente de l’architecture sanitaire mondiale
Addis-Abeba 2026/ Les Chefs d’Etats
appellent à une réforme urgente de l’architecture sanitaire mondiale
En marge de la
39e Assemblée de l’Union africaine à Addis-Abeba, le 14 Février dernier, des
chefs d’État et de gouvernement ainsi que des dirigeants d’institutions
régionales et internationales se sont réunis au siège des Africa CDC pour un
dialogue de haut niveau consacré à la réforme de l’écosystème sanitaire
mondial.
Convoquée par la République d’Afrique du Sud et la
République du Ghana, cette rencontre stratégique visait à renforcer la
coopération multilatérale face aux défis sanitaires croissants. Les
participants ont souligné que le monde traverse une période marquée par une
baisse du financement international de la santé, l’intensification des impacts
climatiques, la recrudescence des conflits et l’aggravation du fardeau des
maladies.
Un contexte mondial sous pression
Les dirigeants ont rappelé que les menaces sanitaires
ignorent les frontières. Ils ont insisté sur la nécessité de systèmes de santé
résilients pour garantir la stabilité économique, la sécurité humaine et le
développement durable. La fragmentation des initiatives mondiales de santé et
la diminution de l’aide publique au développement sanitaire ont été identifiées
comme des risques majeurs pour les progrès accomplis ces dernières décennies.
Réformer l’architecture sanitaire
mondiale
Les discussions ont mis en avant l’importance d’une
réforme profonde de l’architecture sanitaire mondiale, en cohérence avec la
transformation plus large du système multilatéral. Le rôle central de l’Organisation
mondiale de la Santé (OMS) a été réaffirmé, notamment en tant qu’agence
normative et de coordination en matière de santé publique internationale.
Les États participants ont plaidé pour une meilleure
harmonisation des financements et un alignement accru sur les priorités
nationales. Selon eux, les gouvernements doivent exercer un leadership clair,
soutenus par des partenaires internationaux engagés de manière prévisible et
complémentaire.
Souveraineté nationale et
responsabilité partagée
Au cœur des engagements figure le principe de
souveraineté responsable des pays, combiné à une responsabilité collective dans
la gestion des biens publics mondiaux liés à la santé. La prévention, la
préparation et la réponse aux pandémies ont été identifiées comme des priorités
stratégiques.
Les dirigeants ont également insisté sur le
renforcement des systèmes de santé intégrés, la promotion de la couverture
sanitaire universelle et la consolidation des soins de santé primaires comme
fondement d’un développement sanitaire durable.
Un multilatéralisme renforcé
Dans un contexte mondial de plus en plus
interconnecté, les participants ont réaffirmé leur attachement à un
multilatéralisme fondé sur des règles. Ils ont souligné le rôle clé des
institutions régionales telles que l’Organisation panaméricaine de la santé et
le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies dans la
consolidation de la coopération sanitaire.
Vers des réformes concrètes
Les signataires se sont engagés à poursuivre un
dialogue politique ouvert et inclusif, notamment en préparation de forums
internationaux majeurs comme l’Assemblée mondiale de la santé, le G7 et
l’Assemblée générale des Nations Unies.
Adoptée à Addis-Abeba le 14 février 2026 par les
ministres de la Santé de l’Union africaine et plusieurs chefs d’État, cette
déclaration marque une étape importante vers un système de santé mondial plus
équitable, cohérent et résilient face aux crises actuelles et futures.


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