Cameroun : le Directeur Général du CHUY met en garde les médecins influenceurs sur les réseaux sociaux
Le Directeur Général du Centre Hospitalier
Universitaire de Yaoundé (CHUY), le Professeur Prof. Vincent de Paul Ndjientcheu a récemment exprimé une vive préoccupation face à la
montée en puissance des professionnels de santé, notamment des médecins, qui
exposent leur pratique sur les réseaux sociaux. Dans une déclaration ferme, il
a mis en garde contre les dérives potentielles liées à cette tendance.
Une pratique en pleine expansion
Avec l’essor des plateformes numériques comme
Facebook, TikTok et Instagram, de nombreux médecins et personnels de santé
camerounais se tournent vers les réseaux sociaux pour partager des conseils
médicaux, sensibiliser le public ou encore promouvoir leurs activités
professionnelles. Si cette démarche peut contribuer à l’éducation sanitaire des
populations, elle n’est pas sans risques.
Des dérives préoccupantes
Selon le Directeur Général du CHUY, certains contenus
diffusés par ces « médecins influenceurs » dépassent le cadre strict de
l’éthique médicale. Il pointe notamment :
- La
divulgation d’informations sensibles ou confidentielles sur des patients
- La
banalisation d’actes médicaux complexes
- La
promotion personnelle au détriment de la rigueur scientifique
- La
diffusion de conseils médicaux non vérifiés
Ces pratiques, estime-t-il, peuvent nuire à la
crédibilité du corps médical et mettre en danger la santé des populations.
Un rappel à l’ordre éthique
Le responsable du CHUY a insisté sur le respect des
règles déontologiques qui encadrent la profession médicale. Il rappelle que les
médecins, quel que soit le canal utilisé, sont tenus de préserver :
- Le secret
médical
- La
dignité des patients
- La
responsabilité professionnelle
- La
fiabilité des informations diffusées
Il a également souligné que les réseaux sociaux ne
doivent pas devenir des vitrines commerciales ou des espaces de consultations
médicales improvisées.
Vers des mesures disciplinaires ?
Face à la persistance de certains abus, des mesures
disciplinaires pourraient être envisagées à l’encontre des professionnels
fautifs. Le Directeur Général appelle ainsi à une prise de conscience
collective et à une utilisation responsable des outils numériques.
Sensibilisation et encadrement
nécessaires
Pour de nombreux observateurs, cette mise en garde
intervient à point nommé. Ils plaident pour un encadrement plus strict de la
communication digitale dans le secteur de la santé, ainsi que pour des
formations destinées aux professionnels afin de mieux maîtriser les enjeux liés
à leur présence en ligne.
L’avertissement du Directeur Général du CHUY marque une étape importante dans la régulation de l’usage des réseaux sociaux par les professionnels de santé au Cameroun. Entre opportunités de sensibilisation et risques de dérives, l’équilibre reste à trouver pour garantir une information fiable et respectueuse de l’éthique médicale.
Jean Marie Meyo


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