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Cameroun / Lutte contre la drogue, le pays expérimente la RdR pour éradiquer le phénomène d’ici 2030

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Cameroun / Lutte contre la drogue, le pays expérimente la RdR pour éradiquer le phénomène d’ici 2030

Cameroun / Lutte contre la drogue, le pays expérimente la RdR pour éradiquer le phénomène d’ici 2030

  • Jean Marie Meyo, Tél. +237699397785
  • 10 avril 2026
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Face à la montée inquiétante de la consommation de drogues, le Cameroun change de stratégie. Longtemps axée sur la répression, la lutte contre les stupéfiants s’oriente désormais vers une approche plus humaine et pragmatique : la Réduction des Risques (RdR). L’objectif est clair : freiner la progression du phénomène et protéger les populations les plus vulnérables, notamment les jeunes, d’ici 2030.

Selon plusieurs rapports de santé publique, près de 12 % des jeunes urbains au Cameroun auraient déjà expérimenté une substance psychoactive. Parmi elles, le cannabis reste la drogue la plus consommée, suivi des médicaments détournés et des drogues synthétiques. Plus alarmant encore, environ 18,7 % des usagers développeraient une dépendance sévère nécessitant un accompagnement médical et psychosocial.

La stratégie de Réduction des Risques, déjà adoptée dans plusieurs pays, repose sur la prévention, l’information et l’accompagnement des consommateurs. Contrairement aux approches classiques, elle vise à limiter les conséquences sanitaires et sociales liées à la consommation de drogues, sans nécessairement exiger un arrêt immédiat. Au Cameroun, cette méthode commence progressivement à être expérimentée dans certains centres de santé et structures communautaires.

Les experts estiment que près de 60 % des infections liées à l’usage de drogues injectables pourraient être évitées grâce à des programmes adaptés. De plus, les campagnes de sensibilisation menées ces dernières années montrent que l’information peut réduire de 30 % les comportements à risque chez les jeunes.

Cependant, la mise en œuvre de cette politique reste confrontée à plusieurs défis. Le manque de financements, les stigmatisations sociales et l’insuffisance de structures spécialisées ralentissent son déploiement. À cela s’ajoute une méconnaissance du concept de RdR par une grande partie de la population.

Malgré ces obstacles, les autorités sanitaires restent optimistes. Elles misent sur une collaboration étroite entre l’État, les organisations de la société civile et les partenaires internationaux pour atteindre les objectifs fixés. Des campagnes nationales sont en préparation pour renforcer la sensibilisation et encourager l’accompagnement des usagers.

À l’horizon 2030, le Cameroun espère ainsi réduire significativement la consommation de drogues et ses conséquences. La Réduction des Risques apparaît aujourd’hui comme une réponse innovante et nécessaire pour faire face à un phénomène en constante évolution.

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