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Cameroun / Manaouda Malachie donne 30 jours à plus de 400 cliniques privées clandestines pour se conformer — coup médiatique ou véritable opération d’assainissement ?

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Cameroun / Manaouda Malachie donne 30 jours à plus de 400 cliniques privées clandestines pour se conformer — coup médiatique ou véritable opération d’assainissement ?

Cameroun / Manaouda Malachie donne 30 jours à plus de 400 cliniques privées clandestines pour se conformer — coup médiatique ou véritable opération d’assainissement ?

  • Jean Marie Meyo
  • 6 mars 2026
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 Le Ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie, vient de lancer un avertissement ferme à l’endroit de plusieurs structures sanitaires privées opérant dans l’illégalité au Cameroun. Plus de 400 formations sanitaires clandestines disposent désormais d’un ultimatum de 30 jours pour se conformer à la réglementation en vigueur, sous peine de fermeture. Une décision qui fait déjà grand bruit dans l’opinion publique et relance le débat sur la prolifération des cliniques illégales au Cameroun.

Une décision forte du ministère de la Santé publique

Selon des informations relayées par le Ministère de la Santé Publique (Minsanté), ces structures sanitaires ont été identifiées lors de contrôles administratifs et techniques menés dans plusieurs régions du pays. Beaucoup fonctionneraient sans autorisation officielle, sans personnel qualifié ou avec des plateaux techniques insuffisants et inadéquats, exposant ainsi les patients à de graves risques sanitaires.

Face à cette situation jugée préoccupante, le ministre Manaouda Malachie a donné un délai strict de 30 jours aux responsables de ces établissements afin de régulariser leur situation administrative, obtenir les autorisations nécessaires et se conformer aux normes sanitaires.

Passé ce délai, le gouvernement promet des sanctions sévères, notamment la fermeture immédiate des structures non conformes.

La prolifération des cliniques clandestines, un danger pour la santé publique

Au Cameroun, le secteur privé joue un rôle important dans l’offre de soins. Toutefois, ces dernières années, on observe une multiplication des centres de santé clandestins, notamment dans les grandes villes comme Yaoundé, Douala ou Bafoussam.

Ces structures, souvent installées dans des habitations transformées en cabinets médicaux, proposent parfois des consultations, des accouchements ou même des interventions chirurgicales sans respecter les normes médicales minimales.

Pour les autorités sanitaires, cette situation constitue une menace réelle pour la sécurité des patients et fragilise davantage un système de santé déjà confronté à de nombreux défis.

Coup médiatique ou réelle volonté de réformer le secteur ?

L’annonce du ministre suscite toutefois des réactions mitigées. Sur les réseaux sociaux et dans certains cercles médicaux, plusieurs observateurs évoquent un possible coup de communication politique.

En effet, des campagnes similaires ont déjà été annoncées par le passé pour lutter contre les formations sanitaires illégales, mais leur impact sur le terrain est resté limité.

Certains professionnels de santé estiment que la fermeture brutale de centaines de structures pourrait aussi poser un problème d’accès aux soins, notamment dans les quartiers populaires où ces centres constituent parfois la seule offre médicale disponible.

D’autres analystes, en revanche, saluent une initiative courageuse, estimant qu’il est urgent de remettre de l’ordre dans le secteur de la santé privée au Cameroun.

Les 30 prochains jours seront décisifs

L’ultimatum de 30 jours accordé aux cliniques clandestines apparaît donc comme un test pour la crédibilité de l’action gouvernementale dans le domaine de la santé.

Si les mesures annoncées sont effectivement appliquées, cette opération pourrait marquer un tournant dans la régulation du secteur sanitaire privé au Cameroun. Dans le cas contraire, elle risque d’être perçue par l’opinion publique comme un simple effet d’annonce sans réelle conséquence.

Une chose est sûre : les regards sont désormais tournés vers le Ministère de la Santé Publique, qui devra démontrer sa capacité à traduire cette annonce en actions concrètes sur le terrain.


Jean Marie Meyo

Tél. +237 699397785

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