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Cameroun / Réhabilitation du cabinet du Minsanté à hauteur de 49 millions FCFA oui, manque de couveuses à l'Hôpital de district de Logbaba à Douala, oui mais où est le problème?

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Cameroun / Réhabilitation du cabinet du Minsanté à hauteur de 49 millions FCFA oui, manque de couveuses à l'Hôpital de district de Logbaba à Douala, oui mais où est le problème?

Cameroun / Réhabilitation du cabinet du Minsanté à hauteur de 49 millions FCFA oui, manque de couveuses à l'Hôpital de district de Logbaba à Douala, oui mais où est le problème?

  • Jean Marie Meyo
  • 27 janvier 2025
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Suivant une information devenue virale sur les réseaux sociaux montrant un extrait de la publication d’un communiqué de l’Agence de Régulation des Marchés Publiques (ARMP),portant publication des résultats de la consultation de gré à gré  passée par le Ministère de la santé publique le 04 Novembre 2024, relatif aux travaux de réhabilitation partielle du cabinet du Ministre de la Santé Publique y compris le deuxième entrée. Les auteurs de ces publications accusent le Ministre de la santé publique de privilégier la réhabilitation de son cabinet au détriment de l’équipement des structures sanitaires, en occurrence, les couveuses à l’hôpital de District de Logbaba à Douala, faisant le lien à l’affaire récente des 03 nourrissons prématurés décédés et transportés dans un carton vers l’hôpital Lanquintine le 23 Janvier dernier. C’est un incident dramatique que quiconque ne peut souhaiter. Mais ce n’est pas pour autant que les compatriotes, auteurs de ces messages doivent tout confondre.

Faire un message à l’attention du grand public comme c’est le cas dans les réseaux sociaux suppose qu’on maîtrise le fonctionnement de la structure donc on veut parler, maîtriser les procédures administratives de chaque action publique. Pour le cas qui nous concerne, et connaissant la hiérarchisation des besoins de l’Etat pour son fonctionnement,  il est maladroit de lier la réhabilitation d’un cabinet ministériel et l’achat des couveuses dans un hôpital de district par exemple. Chaque action obéit à des procédures uniques et spécifiques. Le besoin qu’impose un cabinet décent n’est pas celui d’une couveuse. Loin de dire que les couveuses ne sont pas importantes, mais seul le gouvernement impose les priorités. Le contraire ne saurait être possible. Imaginez un seul instant que ce sont les populations qui imposent posent la priorité de l’action publique, vous conviendrez avec moi que ce sera le blocus, le chaos et le désordre. Aucun pays ne fonctionne ainsi, et le Cameroun ne saurait être une exception.

Ne l’oublions pas, que c’est le Ministre de la santé Publique qui est responsable de l’élaboration et de la mise œuvre de la politique de santé publique. Ce dernier ne saurait travailler dans un environnement insalubre et inadéquat. Pour ceux qui ne le savent pas, le bâtiment qui abrite les ministères de la santé publique et celui de la justice aujourd’hui a été construit fin des années 70 avec des lacunes de constructions comme le manque des rampes pour handicapés, un circuit électrique inadapté, l’oubli du circuit de téléphone et du système de sécurité incendie. Aujourd’hui, la façade du bâtiment où est logé le cabinet du Ministre actuel est complètement délabré. L’ étanchéité des ouvertures et de plomberie quoique souvent entretenues, ne tiennent plus. Les murs et le plafond suintent en permanence, le circuit électrique est presque bricolé et devenu à la limite dangereux pour les occupants. L’humidité qui a colonisé les lieux devient dangereux au fur et à mesure. Quoi de plus normale que le Ministre actuel, l’occupant des lieux, demande une réhabilitation partielle. Ce n’est que normal et juste. La raison et la logique l’imposent.  Cette situation, je l’ai déjà dis perdure depuis plusieurs années, donc rien à voir avec Manaouda Malachie.

De l’autre coté, l’équipement des structures hospitalières publics qu’on appelle aussi le plateau technique est tout un programme, un programme gouvernemental lourd et coûteux dont l’Etat étale sur les budgets publics annuels successifs. En jetant un coup d’ œil attentif dans le journal des projets, vous verrez que les besoins des formations hospitalières ne sont pas les mêmes partout dans le pays. Ici, on construit, là on réalise un forage ou on  équipe une maternité, un bloc opératoire etc, et ceci chaque année. Chaque besoin tient son fil. Il n’ ya donc pas de crime à ce qu’un Ministre, une haute autorité de surcroît demande à travailler dans la salubrité et en sécurité. C’est d’ailleurs un droit et un acquis pour lui, que nous devons respecter.

 

Jean Marie Meyo

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