CEMAC: Libre circulation et le transfert des malades entre les hôpitaux de la Sous-Région reste un casse-tête continu
Réunis à Libreville le 07 Mai 2022, les Chefs d’ États de la Communauté Économique et Monétaire des États de l’Afrique Centrale(CEMAC) ont réitéré un certain nombre de mesures qui jusque là avaient de la peine à être implémenté, à cause de l’épineux problème de la libre circulation des personnes. Adoptée en 2014 par l’ensemble des États de la sous-région à l’exception de la Guinée Équatorial qui avait opposé des réserves, poussant ainsi les autres à se recroqueviller autour de leurs frontières.
Aujourd’hui, le problème ne se pose plus surtout au niveau politique. Tous les pays de la sous-région y compris la Guinée Équatorial, sont favorables pour cette mesure. Qui dit libre circulation des populations dit logiquement libre circulation des malades entre les différents hôpitaux de la sous-région. Mais à bien regarder cette affaire de près, on s’en rend facilement compte, que c’est la circulation de malades dans la sous-région qui freine encore le processus intégration communautaire entamé il y’a 30 ans. Aucune avancée notoire n’a été constaté jusqu’à ce jour. Un malade de N’Djaména au Tchad ne peut aisément se rendre à Bangui ou Yaoundé pour recevoir des soins sans tracasseries. Il en ai de même pour un Gabonais ou Équato-guinéen qui voudrait se rendre à N’Djamena pour les mêmes buts. L’exercice est ardu, chaque pays d’accueil impose un ensemble de contraintes administratives presque insupportables. Ceci à cause de l’absence d’une plate-forme de coopération entre les différents hôpitaux de la sous-région. Dans la même veine, aucune politique de transfert de malades dans ces différents hôpitaux n’a été mise sur pieds. Avec des lacunes et faiblesses que connaissent nos hôpitaux, les États de l’Afrique Centrale gagneraient à se rapprocher dans le domaine sanitaire pour une meilleure prise en charge des populations.
Jean Marie Meyo


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