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Infirmières reporters d'images, infirmières de la mort

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Infirmières reporters d'images, infirmières de la mort

Infirmières reporters d'images, infirmières de la mort

  • Jean Marie Meyo
  • 30 juillet 2024
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Infirmières reporters d'images, infirmières de la mort


 on se rappelle de l'affaire des Infirmières reporters d’images à l'Hôpital de district de Deido en 2019

 Malachie Manaouda a frappé fort: Infirmières suspendues, le Directeur limogé.

La ressource humaine santé est la pièce maitresse d’un système sanitaire organisé. C’est elle qui est chargée de matérialiser sur le terrain la politique sanitaire du gouvernement. A travers la charte de déontologie et le statut particulier du personnel de santé, le rôle du personnel de santé tout corps confondu est bien défini et détaillé à savoir la prise en charge sanitaire des malades. Ici, c’est le malade qui doit être la préoccupation principale de tout personnel de santé. D’ailleurs, ils ont prêté serment à cet effet à la sortie de l’école de formation. 

Mais aujourd’hui, les choses semblent aller de travers. Le personnel de santé ne sait plus exactement son rôle au sein de l’hôpital  public. Peut-être à cause des conditions de vie précaires, des mutations techniques notamment les TIC et ses adjuvants que sont internet, la télé, les réseaux sociaux et autres, une franche du personnel médical tout corps confondu est déboussolé ne sachant plus quoi faire devant un malade. D’où la montée en flèche des attitudes jugées néfastes pour la profession que sont : les arnaque des malades, les détournements de médicaments et de malades vers les cliniques et laboratoires d’analyses privées, mauvais accueil des patients, désintérêt de s’occuper du malade etc. Il n’est pas rare aujourd’hui de voir dans un hôpital public, des personnels de santé devant un cas urgent de malade, têtes baissées, dos tournés tripotant leurs téléphones portables pour consulter les dernières nouvelles des réseaux sociaux ou tout simplement passer des messages à des copines ou copains et même à des inconnus. Et c’est justement le cas qui est survenu le 29 Mars 2019 à l’Hôpital de District de Deido à Douala, où devant un corps inerte d’un jeune lycéen fraichement poignardé par son camarade, au lieu de s’activer pour réanimer et peut-être sauver cette vie, les trois infirmières penchées sur le cas se sont plutôt mues en reporters d’images en filmant la victime agonisante avant de transmettre le film à l’instant sur les réseaux sociaux. Oublié devant les  cameras des téléphones portables, le jeune Blériot s’en ai allé, peut-être malgré lui, laissant ces infirmières d’un autre genre achever leurs sales besognes qui n’honorent guère leur profession.

 Immédiatement mis au courant, le Ministre de la Santé Publique Malachie Malaouda, après un tweet s’est rendu immédiatement à Douala pour apprécier la situation. Et 48h après, après vérification des faits Malachie Manaouda par décision a suspendu pour 03 mois les trois infirmières et un médecin reconverties en reporters d’images, et pour couronner le tout, le limogeage du Directeur de l’Hôpital de District de Deido, le Professeur Noah, Une sanction qu’il faut juger salutaire, juste et courageuse, puisqu’aucun Ministre avant lui n’avait pris une telle décision face aux différents scandales sanitaires qui ont défrayé la chronique dans notre pays ces dernières années. On peut citer entre autre l’affaire du bébé volé à l’Hôpital Gynéco Obstétrique de Yaoundé en 2011, l’affaire Koumatekel de l’Hôpital Lanquintinie de Douala en 2016, de l’affaire Ngo Kana à l’Hôpital Général de Douala etc.. 

Jean Marie Meyo

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