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l’Ordre National des Médecins du Cameroun, Pour quel pouvoir de décision au bénéfice du médecin ?

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l’Ordre National des Médecins du Cameroun, Pour quel pouvoir de décision au bénéfice du médecin ?

l’Ordre National des Médecins du Cameroun, Pour quel pouvoir de décision au bénéfice du médecin ?

  • Jean Marie Meyo
  • 25 août 2024
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Le fonctionnement d’un système de santé viable obéit à une réglementation appropriée. Et pour que celui-ci soit qualifié de moderne et efficace, il lui faut une ressource humaine suffisante et de qualité. Le personnel de santé ou la ressource humaine santé est la cheville ouvrière d’une politique de santé, et ses différentes composantes que sont les corps de métiers de la santé doivent être bien organisés et structurés pour leurs propres intérêts d’une part, et celui de l’Etat d’autres parts.

Au Cameroun, les pouvoirs publics ont compris cette donne et ont autorisé la création et le fonctionnement des ordres de métiers de la santé. Aujourd’hui, ces organes existent bel et bien, mais certains vous diront qu’ils n’ont pas de véritable pouvoir de décision, ni de persuasion ou d’influence auprès de la tutelle qui n’est autre que le Ministère de la Santé Publique. Pour ce qui est de l’Ordre National des Médecins du Cameroun(ONMC)dont nous parlons ici, sa mission première suivant ses statuts, est de défendre les intérêts des médecins dans l’exercice de leur métier. Pour cela, Il  se positionne de temps en temps comme censeur dans le respect de l’éthique et de la déontologie du métier. Mais aussi, l’Ordre joue le rôle de plaidoyer au nom des médecins auprès des pouvoirs publics et autres structures nationales ou internationales. Cet organe a t-il le pouvoir de décision ? A part l’Attestation d’inscription à l’Ordre des médecins dont chaque médecin doit être détenteur surtout ceux exerçant dans le privé, et son avis dans le procédure d’exercer en privé, l’ONMC n’a plus un autre pouvoir de pouvoir influencer positivement la carrière d’un médecin camerounais au Cameroun. Seule la tutelle c'est-à-dire le Ministère de la Santé Publique et d’autres part, celui de l’Enseignement supérieur tiennent tous le bâton de commandement. Tenez, par exemple l’ONMC n’a pas son mot à dire dans le processus de recrutement des étudiants en médecine ainsi que dans leur long cursus de formation; l’ONMC ne peut décréter ou enclencher le recrutement des médecins dans la fonction publique ni même autoriser l’augmentation de salaire d’un quelconque avantage au profit des médecins, l’ONMC ne finance pas les bourses de perfectionnement des médecins etc.

 Crée en 1957 et structuré il y’a peu, cet organe a de la peine à rallier l’adhésion de tous les médecins. Ils sont autant divisés que leurs intérêts. Des fractions se sont formées en interne  pour combattre d’autres. Les médecins exerçant dans la fonction publique accusent ceux exerçant dans le secteur privé et confessionnelle d’opposants au régime. Pendant que ces derniers affirment que les médecins fonctionnaires et contractuels roulent pour l’intérêt du Ministre de la Santé en personne et donc du gouvernement. Comme on peut le voir l’ordre des Médecins du Cameroun ne va pas très bien, quoi qu’ayant un nouveau bureau qui est né après beaucoup de douleurs et une élection saccadée et mouvementée. Deux fois renvoyées pour soupçon de connivence et de tripatouillage dans le processus d’enrôlement des électeurs. Il revient donc au nouveau bureau élu de pacifier le corps mais également plaider pour plus de pouvoir au sein du système national de santé.

Jean Marie Meyo


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