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Lutte contre le faux médicament en Afrique subsaharienne: voici comment les trafiquants et leurs produits pénètrent illégalement les frontières et inondent nos marchés et carrefours

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Lutte contre le faux médicament en Afrique subsaharienne: voici comment les trafiquants et leurs produits pénètrent illégalement les frontières et inondent nos marchés et carrefours

Lutte contre le faux médicament en Afrique subsaharienne: voici comment les trafiquants et leurs produits pénètrent illégalement les frontières et inondent nos marchés et carrefours

  • Jean Marie Meyo
  • 28 janvier 2025
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En Afrique, plus globalement en Afrique subsaharienne, la lutte contre le faux médicament est devenu un véritable problème sociale et politique. Malgré les efforts des États , l’ampleur du mal ne va que crescendo. Les partenaires et ONG qui assistent nos pays dans le domaine de la santé se sont impliqués à un moment, pour repartir aussi vite qu’ils sont venus, laissant nos politiques embourbées dans cette lutte.

Selon l’OMS, 116 000 décès sont causés en Afrique par le faux médicaments, et plus précisément les antipaludéens. Les trafiquants dans leur entreprise ont développé des stratagèmes plus sophistiquées et difficiles à retracer. Il faut dire que le commerce illicite des médicaments en Afrique repose sur des  puissants  réseaux criminels et dangereux. Ce secteur rapporte des centaines de millions d’Euros à leurs commanditaires. Généralement, ces produits contrefaits à destination de nos pays proviennent principalement de l’Inde, de la Chine, le Brésil et de certains pays européens comme la Suisse et la France, et à une moindre mesure du Nigeria.

 En jetant un coup d’œil dans le panier des brigands, on retrouve tout genre de spécialités: les antipaludéens, les anticancéreux, les antirétroviraux, les antituberculeux, des produits dopant comme le Tramadol, les antibiotiques etc.  Et pour transpercer les frontières et contourner la vigilance des forces de sécurité et douanières, ces groupes  criminels étiquettent leurs cargaison ‘’don humanitaire’’, ou  affichent  de fausses adresses autant pour le destinataire et que le destinateur. Ceci pour brouiller la piste de ceux qui tenteront de remonter la marchandise. Ces groupes criminels vont plus loin en inféodant les structures publiques en charge de la santé et des médicaments. La corruption des responsables des douanes, de la police et à un certain niveau de l’armée est monnaie courante. Cette lutte contre le faux médicaments est devenue comme une épine dans la chaussure de nos États qui ne savent plus à quel saint se vouer. Pour ceux qui vivent dans nos agglomérations, il est facile de constater aujourd’hui que les pouvoirs publics montre ouvertement leur impuissance face à cette lutte. Peut être par manque de moyens de surveillance des frontières et de nos marchés de médicaments.

Jean Marie Meyo

Téléphone: (237) 699397785

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