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Lutte contre le paludisme, la Côte d’Ivoire en route vers l’éradication de la maladie

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Lutte contre le paludisme, la Côte d’Ivoire en route vers l’éradication de la maladie

Lutte contre le paludisme, la Côte d’Ivoire en route vers l’éradication de la maladie

  • Jean Marie Meyo
  • 21 juillet 2024
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Lutte contre le paludisme, la Côte d’Ivoire en route vers l’éradication de la maladie

Depuis l’avènement de la nouvelle République en 2011 comme l’on affirmé certains, le Chef de l’Etat son Excellence Alassane Dramane Ouattara a fait du secteur de la santé une préoccupation majeure. 

De la construction de nouvelles infrastructures hospitalières à la modernisation des soins en passant par le relèvement du plateau technique, et bien sûr la lutte contre les maladies.  Justement dans ce domaine, beaucoup a été fait  quant on sait que la lutte contre la maladie est l’objectif premier de chaque politique de santé. Le développement économique ainsi que le bien être de l’homme, principal acteur social, en  dépendent. Il est sans dire que les évolutions enregistrées dans le domaine économique et infrastructurel  ces dernières années en  Côte d’Ivoire sont étroitement liées à la politique de lutte contre les maladies qui a pris une autre trajectoire, celle de l’effacement de certaines d’entres elles, tel est le cas du paludisme. 

Maladie endémique, le paludisme est la principale cause de consultation en Afrique et en Côte d’Ivoire. A lui seul, il tue autant, sinon plus que toutes les autres maladies réunies. Au niveau international, elle est devenue une cause d’enrichissement de certaines firmes pharmaceutiques et autres organismes qui œuvrent dans le domaine. A l’intérieur des Etats africains, des politiques de luttes contre le paludisme ont été adoptées selon le contexte de chaque pays. En Côte d’Ivoire, la politique de lutte contre cette maladie a intégré des approches globales et intersectorielles doublée de l’efficience de la prise en charge dans toutes les structures hospitalières et la prévention, avec pour projection l’éradication du paludisme d’ici 2030. Pour certains observateurs, cette projection reste un simple slogan politique. Mais, avec du recul et une bonne appréciation de ce qui est fait concrètement sur le terrain depuis quelques années dans lutte contre le paludisme, on ne peut s’empêcher d’être admirateur que dubitatif. Si on regarde quelques années avant l’arrivée de l’actuel pouvoir, on pouvait constater des embrouilles dans la gestion du volet de la lutte contre les maladies et notamment le paludisme. Un enchevêtrement d’actions inefficaces qui exposait plutôt les populations cibles à savoir les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes. Toute la politique de lutte contre le paludisme à cette époque tournait autour de la journée annuelle dédiée à la célébration de la lutte contre cette maladie.

 Aujourd’hui, à moins d’être de mauvaise foi, on peut distinctement isoler les actions menées sur le terrain par le Ministère de la Santé de l’Hygiène publique et de la Couverture Santé Universelle à travers le Programme National de lutte contre le Paludisme, et les résultats obtenus. Dans sa phase pratique, l’Etat de Côte d’Ivoire a institué certaines mesures qui sont strictement respectées par les services concernés : la prise en charge gratuite des enfants de moins de 5 ans – La distribution gratuite des moustiquaires imprégnées à longue durée d’action(MILDA) – Le renforcement des capacités techniques des prestataires en matière de diagnostic, de prise en charge des cas et de prévention - La pulvérisation intra domiciliaire avec des produits à effet rémanent – La pulvérisation par des drones des zones  endémiques – Le renforcement des stocks de médicaments nécessaires au traitement des patients – Organisation permanente des campagnes de prophylaxie - le traitement préventif intermittent(TPIN) chez les nourrissons – La sensibilisation permanente en milieu scolaire. Et le résultat ne s’est pas fait attendre : de 2017 à 2020, la Côte d’Ivoire a diminué de moitié  le taux de mortalité lié au paludisme. Il est passé respectivement de 3222 décès à 1316, soit une réduction de 50%. Un résultat élogieux qui doit faire la satisfaction du peuple ivoiriens et de tout ceux qui y vivent, car il n’y a pas beaucoup de pays africains qui peuvent exhiber un tel bilan, de surcroit en 03 ans. En attendant que le vaccin contre le paludisme dont tout le monde en parle aujourd’hui soit intégré au Programme national de vaccination, et qui viendra parachever le processus, il nous reste qu’à saluer les efforts de l’Etat Ivoirien.  Bravo ! 

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