RDC / Affaire Kinkole : le geste choc du Dr Balanganayi après un accouchement suscite l’indignation
L’affaire dite de Kinkole continue de provoquer une
vive émotion en République démocratique du Congo. Au cœur de la polémique : le
docteur David Balanganayi Kayembe, médecin gynécologue, accusé d’avoir
violemment agressé une patiente, Dorcas Soraya Mulema, quelques instants après
son accouchement à la fin de lois de Mars 2026.
Une vidéo à l’origine du scandale
L’affaire a éclaté après la diffusion virale d’une
vidéo choquante montrant ledit médecin
frappant une jeune femme allongée sur un lit d’hôpital, visiblement en état de
faiblesse après avoir accouché. La scène, filmée à l’Hôpital Général de
Kinkole, à Kinshasa, a suscité une onde de choc sur les réseaux sociaux et dans
l’opinion publique.
Rapidement identifiée, la victime, Dorcas Soraya
Mulema, aurait subi ces violences alors qu’elle venait de donner naissance à un
beau bébé, ce qui a amplifié l’indignation collective.
Des accusations graves contre le
médecin
Saisi de l’affaire, la justice congolaise a décidé de
poursuivre le docteur Balanganayi pour plusieurs chefs d’accusation, notamment
:
- torture
- tentative
de meurtre
- coups et
blessures aggravés
Ces charges, particulièrement lourdes, traduisent la
gravité des faits reprochés dans un contexte médical où la protection des
patients est une obligation fondamentale.
Une défense contestée
Face à la polémique, la défense du médecin avance une
justification controversée : le geste aurait été motivé par une tentative de
sauver la vie de la patiente dans une situation d’urgence.
Un argument rejeté par de nombreux professionnels de
santé et organisations de défense des droits humains, qui estiment qu’aucune
circonstance ne peut justifier des violences physiques sur une patiente, encore
moins après un accouchement.
Une indignation nationale et
internationale
Depuis la révélation de l’affaire, les réactions se
multiplient :
- organisations
féministes
- associations
de défense des droits humains
- institutions
religieuses et civiles
Tous dénoncent une violation grave de l’éthique
médicale et appellent à des sanctions exemplaires.
Sur les réseaux sociaux, le hashtag lié à l’affaire
Kinkole est rapidement devenu viral, symbole d’un ras-le-bol face aux violences
subies par les femmes dans certains établissements de santé en Afrique.
Un procès très attendu
Le procès du docteur Balanganayi, ouvert devant le
tribunal de grande instance de Kinshasa/Kinkole depuis le 01 Avril, est suivi
de près par l’opinion publique. Après un report lié à une journée fériée
exceptionnelle, l’audience décisive pourrait aboutir à un verdict très attendu.
La présence de la victime, Dorcas Mulema, ainsi que de
plusieurs témoins, pourrait peser lourd dans la décision finale des juges.
Un débat de fond sur le système de
santé
Au-delà du cas individuel, l’affaire Kinkole relance
un débat plus large sur :
- les
conditions de travail du personnel médical
- le
respect des droits des patientes
- la
nécessité de renforcer l’éthique dans les structures de santé
Pour de nombreux observateurs, ce dossier pourrait
faire jurisprudence et marquer un tournant dans la lutte contre les violences
médicales en RDC et en Afrique en
général. Affaire à suivre !


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