VIH/Sida : le Cabotégravir et le Lenacapavir révolutionnent la prévention en 2026
Nouvelle ère dans la prévention du
VIH : Cabotegravir et Lenacapavir, des innovations qui changent la donne
Dans la lutte mondiale contre
l’épidémie de VIH/Sida, deux nouveaux médicaments injectables à longue durée
d’action, le cabotegravir et le lenacapavir, suscitent un fort
espoir dans la prévention du virus, en particulier dans les régions où l’accès
aux soins et l’observance des traitements quotidiens restent un défi.
Cabotegravir :
la prévention long-acting déjà sur le terrain
Le cabotegravir, commercialisé notamment sous
le nom de Apretude, est un médicament antirétroviral injectable utilisé
comme prophylaxie préexposition (PrEP) pour prévenir l’infection au VIH. Il se
distingue par son mode d’administration en injection intramusculaire toutes les
2 à 3 mois, ce qui simplifie grandement la prise par rapport à une pilule
quotidienne. Cette option a déjà été adoptée dans plusieurs pays, y compris en
Europe où des systèmes de santé comme le NHS au Royaume-Uni, en France ont commencé à
l’offrir à certaines populations vulnérables qui ont du mal à suivre un
traitement oral quotidien.
Des études récentes ont également montré qu’après une
seule dose, le cabotegravir est souvent mieux toléré par les patients que
d’autres injections à action prolongée, notamment le lenacapavir, selon des
essais de comparaisons d’acceptabilité et de réaction au site d’injection.
Lenacapavir : une injection tous les six mois, une
étape majeure
Le lenacapavir, dont le nom commercial pour la
PrEP est Yeztugo®, représente une nouvelle génération de prévention du
VIH. Ce médicament agit en ciblant plusieurs étapes du cycle de vie du virus et
est administré uniquement deux fois par an, ce qui en fait l’une des
stratégies de prévention les plus pratiques jamais développées.
Des essais cliniques mondiaux ont montré que le
lenacapavir, administré par injection subcutanée deux fois par an, réduit de
manière exceptionnelle le risque d’infection par le VIH, avec des
résultats d’efficacité dépassant parfois 99 % dans certaines populations.
Il a déjà été approuvé comme option de PrEP dans
plusieurs pays, y compris aux États-Unis où les autorités sanitaires ont mis à
jour leurs recommandations pour inclure ce traitement préventif dans les lignes
directrices cliniques, soulignant son potentiel à améliorer l’observance et
réduire les nouvelles infections à grande échelle. Déploiement en Afrique :
un tournant dans la riposte au VIH
L’Afrique, où le fardeau du VIH demeure élevé, est au
cœur du déploiement de ces nouvelles stratégies. Plusieurs pays africains ont
récemment lancé des programmes nationaux pour introduire le lenacapavir dans
leurs services de prévention :
- Kenya a commencé à administrer
des injections de lenacapavir gratuites à des personnes à risque, devenant
le premier pays d’Afrique de l’Est à déployer ce traitement, avec le
soutien du Global Fund.
- Ouganda a réceptionné ses
premières doses de lenacapavir, qui seront distribuées notamment dans les
zones à forte incidence du VIH.
- Zimbabwe et Zambie ont
également entamé des programmes nationaux pour introduire ce médicament
dans leurs stratégies de prévention.
- Afrique
du Sud, l’un
des pays les plus touchés par le VIH, a mis en place le lenacapavir dans
son arsenal de prévention, avec un fort soutien du Global Fund pour
couvrir des centaines de milliers de doses.
Ces initiatives s’ajoutent à la recommandation de
l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui a intégré le lenacapavir
injectable à longue durée d’action dans ses lignes directrices comme option
supplémentaire de PrEP, une décision qui pourrait profondément modifier la
prévention du VIH dans le monde. Un espoir, mais pas une solution unique
Bien que ces traitements soient révolutionnaires, les
experts soulignent qu’ils ne représentent pas une « cure » contre le VIH, mais
plutôt des options de prévention extrêmement efficaces. Ils doivent être
intégrés dans des stratégies globales combinant dépistage régulier, éducation,
réduction des risques et accès aux soins pour avoir un impact durable.
De plus, la question de l’accès équitable — notamment
le coût, l’infrastructure de santé nécessaire et la formation des
professionnels — reste un défi à relever pour que ces innovations profitent
réellement aux populations les plus exposées.


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